La biodiversité, qu’est-ce que c’est ?

La biodiversité, c’est l’ensemble des organismes vivants des endroits où ils vivent et des relations qui les unissent (du Grec Bios = vie).
La diversité biologique, ou biodiversité, est devenue un enjeu majeur. Chaque année, plusieurs milliers d’espèces disparaissent. Dans un écosystème, il y a des milliers de lieux, d’animaux, de végétaux, ainsi que des millions de relations possibles entre chaque élément. Ainsi, un écosystème est comme un énorme filet où chaque maille est un élément différent qui retient les autres en place. Si un élément est affecté, il peut occasionner des effets pouvant nuire à d’autres éléments, provoquant une réaction en chaîne qui bouleverse tout, comme un trou qui s’agrandit dans un filet. Ce qui affecte la faune et la flore affecte donc aussi l’Homme…

En savoir plus sur la biodiversité : Muséum d'histoire naturelle

La biodiversité à Hem

Comment cette biodiversité est-elle prise en compte dans la gestion des espaces naturels de la ville ?

Un rythme d’entretien des espaces verts adapté :
Selon son usage, un espace sera plus ou moins entretenu. Une classification a été mise en place par notre service, elle propose 5 codes, passant d’espaces verts soignés à des espaces verts naturels. Par exemple, un terrain de foot recevra un entretien très soigné, tandis qu’un espace vert situé en zone humide (prairies humides de la Petite Marque), en raison de leur écosystème particulier, très riche en biodiversité, et de leur caractère rare, verra sa flore se développer spontanément, sans intervention humaine.

Typologie des espaces

Code 1

Espace vert soigné

Code 2

Espace Accompagnement

Code 3

Espace paysager à caractère champêtre

Code 4

Espace naturel

Code 5

Espace d’éco pâturage

Pourquoi certaines zones ne sont plus tondues ?

Des pelouses entières deviennent des prairies, des noues sont envahies par les herbes hautes, il y a des mauvaises herbes dans certaines bordures. Cela permet aux plantes d’accomplir un cycle de vie complet. Une fois fleurie, les plantes ont besoin d’un temps de repos pour revenir belles et touffues. Cela permet également d’obtenir des graines qui nourriront les oiseaux en hiver et se ressèmeront durablement. La mauvaise herbe n’a de mauvais que son nom… Comme toutes espèces végétales, trèfles, pissenlits, lierre ou encore lichen, jouent un rôle dans le développement de la biodiversité en hébergeant les insectes et en tapissant le sol de leurs essences.

De nombreuses vivaces, fleurs biannuelles et arbustes fleuris ont pris davantage de place dans le plan de fleurissement de la ville. Durables, moins exigeantes en eau et en engrais, ces espèces sont également sélectionnées en fonction de leur intérêt pour la faune : gîtes pour les chenilles, nourrissant pour les papillons et les abeilles…

Gestion différentiée

Chaque année, lorsque la belle saison pointe le bout de son nez, la nature se déploie et reprend ses droits. Une pelouse vous semble oubliée ? Des fleurs fanées apparaissent dans l’espace public ? Non, la ville n’abandonne pas ses espaces, au contraire. C’est l’expression de la mise en œuvre de techniques d’entretien plus douces et respectueuses de l’environnement.

On appelle cela la gestion différentiée, c’est une gestion au cas par cas selon la localisation des espaces, leurs usages et leur potentiel écologique. C’est ainsi qu’on peut laisser se développer la nature dans un espace alors qu’on choisira plutôt d’entretenir régulièrement un autre.

Cela favorise la biodiversité, par exemple, en coupant l’herbe une ou deux fois par an, en plantant des espèces adaptées aux conditions locales plutôt que des espèces horticoles qui nécessitent eau et soins.

 

Savoir-faire des nos équipes techniques :

Le service des espaces verts appliquent ce mode de gestion depuis plusieurs années. Cela se traduit par un retour de la faune et de la flore en ville. Certains pratiques permettent de gagner du temps afin de pouvoir en consacrer plus à d’autres. Un équilibre a trouvé dans la gestion durable des espaces verts de la ville.

Pourquoi les pieds d’arbres ne sont-ils plus débroussaillés ?

La végétalisation des pieds d’arbres protège le système racinaire du tassement et du desséchement, évite les blessures du tronc apportant de nombreuses maladies entrainant la mort de l’arbre, permet le développement d’une biodiversité de sol et d’interface avec l’arbre (certaines espèces naissent au sol et grimpent, et inversement).

Pourquoi certains arbres sont abattus ou taillés, alors que d’autres, qui semblent morts, sont toujours présents ?

La sécheresse, la pollution et la taille fragilisent les arbres. Certains deviennent creux, des branches ne reçoivent plus de sève et meurent. Ce sont les avantages et les inconvénients des végétaux, certaines parties peuvent mourir, l’individu lui reste vivant. Ces éléments ne sont pas forcément visibles.

L’élagage en milieu urbain permet de maintenir la santé des arbres (prévenir la propagation d’un champignon indésirable), d’éviter les accidents, d’améliorer la qualité de vie des citoyens (feuilles dans les gouttières, excès d’ombre …). Certains élagages permettent de prolonger la présence d’un individu sur l’espace vert.

Savoir-faire des nos équipes techniques :

Nos équipes ont désormais une meilleure connaissance des espèces d’arbres. Ils sont choisis en fonction de leur système racinaire (afin de ne plus soulever le bitume), de leur pollen (limiter les allergies), de la forme du port de ses branches (le houpier).

Toutes les branches d’arbres sont valorisées, broyées en copeaux, elles servent de paillage pour les massifs (évite l’assèchement des sols et le développement de plantes indésirables). Les résidus de tonte, les feuilles mortes partent au Centre de valorisation Organique de la MEL afin d’être transformé en biogaz et compost. Le biogaz sera utilisé dans le réseau de gaz urbain, par exemple comme carburant par la flotte de bus Ilevia. Le compost est revendu aux agriculteurs pour fertiliser leurs terres ou distribué aux habitants en déchèteries.

La ville poursuit le renouvellement de son patrimoine par la plantation de jeunes arbres sélectionnés pour leurs essences locales à valeur écologique. Elle s’est engagée à planter 3 arbres pour un abattu.
En effet, les arbres ont un bilan carbone positif en agissant comme des fixateurs naturels de carbone et certaines espèces favorisent le développement d’insectes qui y trouvent abri et nourriture.

Enfin, les souches, les troncs d’arbres morts ou ceux présentant des cavités, d’une importance vitale pour les insectes, les chauves-souris, les chouettes et les champignons, sont parfois conservés (parc de la mairie).

Rôle des habitants

Il y a des herbes spontanées sur mon trottoir, qui doit les enlever ?

Les herbes « indésirables » ne doivent plus être considérés comme néfastes, mais cela ne doit pas dire qu’on doit laisser tout faire. Le balayage et le désherbage des trottoirs sont à la charge du riverain. Vous aussi, vous êtes acteur de l’image de votre ville !

Voici quelques alternatives efficaces aux produits phytosanitaires pour vous débarrasser des mauvaises herbes, tout en préservant, à votre tour, la planète :

  • Déloger les végétaux grâce à une binette ou un couteau, avec un retrait des racines de préférence.
  • Arracher à la main les plantes les plus résistantes comme les pissenlits ou chardons.
  • En prévention, brosser régulièrement les joints des pavés pour éliminer la terre qui s’y glisse

Animaux en ville

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Pour enrichir vos connaissances sur la biodiversité

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Biodiversité en France

Préserver les oiseaux

Rapports IPBES

Si vous souhaitez parcourir les rapports de l’IPBES voici les liens vers les résumés aux décideurs :

IPBES : Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques.